J’ai eu la chance de suivre une formation avec Raphaël Lavoie-Brand, autour de l’automassage et de la pleine conscience. Une idée qu’il a partagée m’est particulièrement restée : la récupération est essentielle à notre équilibre.
Pour l’illustrer, il utilisait l’image d’une bascule.
D’un côté, il y a l’action, les responsabilités, les efforts, les imprévus et tout ce qui nous demande de l’énergie.
De l’autre, il y a la récupération, le repos, la détente et les moments où l’on peut simplement relâcher.
Nous avons besoin des deux.
Sortir du mode « toujours en action »
Dans nos vies bien remplies, il peut être facile de rester longtemps dans l’action sans vraiment remarquer que notre corps aurait besoin d’une pause.
Nous avançons, nous organisons, nous répondons, nous accomplissons.
Puis vient parfois ce moment où l’on réalise que l’on aurait simplement besoin de ralentir.
La détente n’est donc pas nécessairement du temps « perdu ». Elle peut être une façon de laisser davantage de place à la récupération et à l’écoute de soi.
La place du système nerveux
Notre corps possède naturellement des mécanismes qui participent à l’alternance entre mobilisation et récupération.
Lorsque nous nous sentons en sécurité et que nous ralentissons, notre organisme peut davantage se tourner vers des fonctions associées au repos et à la récupération.
Cela peut notamment se traduire par une respiration qui devient plus calme, un relâchement progressif du corps et une sensation de ralentissement général.
La détente n’est pas toujours quelque chose que l’on peut commander.
Parfois, il faut simplement créer les conditions qui permettent au corps de déposer un peu la tension accumulée.
Comment s’accorder de vrais moments de récupération ?
La récupération ne demande pas nécessairement beaucoup de temps.
Elle peut commencer par de petites choses :
– prendre quelques respirations conscientes;
– s’éloigner des écrans pendant quelques minutes;
– marcher tranquillement;
– prendre un moment de silence;
– s’étirer doucement;
– porter attention aux sensations dans son corps;
– ou simplement ne rien faire pendant quelques instants.
L’important n’est pas de trouver la méthode parfaite.
C’est de reconnaître que le repos fait lui aussi partie de notre équilibre.
Et la polarité dans tout cela ?
La thérapie de la polarité peut s’inscrire dans cette démarche.
Comme thérapie manuelle en massothérapie, elle offre un espace où l’on peut quitter, pour un moment, le rythme habituel du quotidien.
Le toucher doux, précis et conscient invite à porter attention au corps et aux sensations, dans un contexte où l’on n’a rien à accomplir.
Pour certaines personnes, cette expérience devient un véritable moment de détente. Pour d’autres, elle permet simplement de prendre conscience de leur état du moment et de s’accorder un temps de pause.
Chaque expérience est différente.
La récupération n’est pas un luxe
Nous pensons parfois qu’il faut avoir terminé tout ce que nous avons à faire avant de nous permettre de nous reposer.
Mais la liste des choses à faire est rarement complètement terminée.
Et si la récupération faisait plutôt partie du chemin ?
Se reposer avant d’être épuisé.
Ralentir avant d’être obligé de s’arrêter.
Écouter avant que le corps ait besoin de parler plus fort.
Pour moi, prendre soin de soi, c’est aussi apprendre à reconnaître cette alternance entre faire et être, entre mouvement et repos.
La polarité nous invite justement à porter attention à cet équilibre.
Léger • précis • conscient.
Et aujourd’hui, de quel côté de la bascule votre corps aurait-il besoin d’être ?
